INDEX

CHAPITRE 1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES
CHAPITRE 2 ÉTHIQUE
CHAPITRE 3 DISCIPLINE
CHAPITRE 4 DISPOSITIONS FINALES

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PRÉMISSES

La corporation des officiers municipaux en bâtiment et environnement du Québec (COMBEQ) considère qu'il est de son devoir de véhiculer des valeurs éthiques propres à l'exercice des tâches et des fonctions de ses membres.

L'adoption d'un code d'éthique vise à introduire la démarche. Il suggère une réflexion morale et propose une ligne de conduite susceptible d'inspirer ses membres et de les guider dans l'exercice de leurs fonctions.

Le code d'éthique exprime la fierté des membres de la COMBEQ envers leur profession. Sa diffusion contribuera à entretenir la relation de confiance avec le public et à promouvoir la qualité du service aux citoyens.

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CHAPITRE 1
DISPOSITIONS GÉNÉRALES

1.1 Titre Le présent règlement est connu sous le nom de "code d'éthique" et il porte le numéro 99-04-01 des règlements de la Corporation.
 
1.2 Définitions

Dans le présent règlement, à moins que le contexte n'indique un sens différent, on entend par:

Corporation :

La Corporation des officiers municipaux en bâtiment et en environnement du Québec
(COMBEQ).
 
Officier :

Un membre de la Corporation des officiers municipaux en bâtiment et en environnement du Québec
(COMBEQ).

Profession :

Le regroupement de tous les officiers municipaux qui œuvrent dans les domaines du bâtiment, de l'urbanisme et de l'environnement au Québec.

1.3 Interprétation

La loi d'interprétation (L.R.Q., C.1-16) avec ses modifications présentes et futures, s'applique au présent règlement.



CHAPITRE 2
ÉTHIQUE

Section I
Éthique envers le public
2.1 Compétence L'officier agit avec compétence, c'est-à-dire avec une habileté et un savoir technique convenable, dans l'exécution des tâches qui lui sont confiées.

2.2 Disponibilité
       et diligence

Dans l'exercice de ses fonctions, l'officier fait preuve d'une disponibilité et d'une diligence raisonnables envers la collectivité.

2.3 Respect

La conduite de l'officier est empreinte d'objectivité, de franchise et de droiture. Elle respecte la dignité des personnes avec lesquelles il est appelé à transiger.
2.4 Information
L'officier fournit, dans l'exercice de ses fonctions, une information juste, suffisante et objective. Dans le cadre de la loi sur l'accès à l'information, il respecte le droit de toute personne à prendre connaissance des documents qui sont sous sa garde et auxquels elle a accès.

2.5 Confidentialité

L'officier respecte la confidentialité des renseignements personnels obtenus dans l'exercice de ses fonctions.

Section II
Éthique envers l'employeur
2.6 Loyauté L'officier agit avec loyauté et bonne foi. Il évite les comportements qui peuvent porter préjudice à l'autorité de l'employeur et à l'administration municipale en général.

2.7 Intégrité

L'officier s'acquitte de ses tâches et de ses responsabilités avec intégrité, honnêteté, objectivité et discrétion.

2.8 Conflit d'intérêt

L'officier agit prudemment afin de sauvegarder son indépendance professionnelle et éviter de se placer en situation de conflit d'intérêt. Lorsqu'il est placé dans une situation potentielle de conflit d'intérêt, l'officier s'abstient de tirer avantage de ses fonctions. Il en avise immédiatement son employeur.

2.9 Transparence

L'officier informe rapidement l'employeur en regard des situations délicates qui se présentent dans l'exercice de ses fonctions.

2.10 Confiance

L'officier cherche à établir une relation de confiance avec le Conseil municipal en exercice. Il agit avec professionnalisme et franchise. Il fournit une information impartiale.

Section III
Éthique envers la profession

2.11 Actes dérogatoires Sont dérogatoires et contraires à la dignité de la fonction d'officier les actes suivants:
        
a) Détournement

Le détournement ou l'emploi, pour des fins autres que celles autorisées, de deniers, valeurs ou biens confiés à l'officier dans l'exercice de ses fonctions.
        
b) Acte illégal

Le fait, dans l'exercice de ses fonctions, de commettre, de participer ou de souscrire consciemment à la commission d'un acte illégal ou frauduleux.

c) Gratification

La collusion dans le but d'obtenir un avantage, bénéfice ou gratification au détriment de l'employeur.

2.12 Avancement

L'officier participe, dans la mesure de ses possibilités, au développement et à l'avancement de la profession.

2.13 Formation

L'officier privilégie l'amélioration continue de ses connaissances professionnelles dans les domaines du bâtiment, de l'urbanisme et de l'environnement, notamment en participant aux cours de formation dispensés par la Corporation.


Section IV
Éthique envers la corporation

2.14 Réputation L'officier contribue au maintien et à la promotion de la réputation de la Corporation.

2.15 Entraide

L'officier cultive un esprit d'entraide professionnelle avec la Corporation et l'ensemble de ses membres.

2.16 Activités

L'officier participe, dans la mesure de ses possibilités, aux activités de la Corporation. Il assiste les comités qui le requièrent, y exprime ses opinions et y soumet ses recommandations.


CHAPITRE 3
DISCIPLINE

Section V
Mesures disciplinaires
3.1 Plainte Toute plainte logée contre un officier doit être formulée par écrit et adressée au siège social de la Corporation. Elle doit être assermentée.

3.2 Faute

Constitue une faute qui peut être reprochée à un officier, tout manquement grave, répété ou préjudiciable à un devoir ou à une obligation prévu à l'un des règlements de la Corporation.

3.3 Audition

Toute plainte reçue valablement est entendue par les membres du Comité de déontologie dans les 90 jours de son dépôt. L'officier intimé y est invité à comparaître et à s'exprimer sur les faits reprochés. Un avis de comparaître lui est adressé au moins 10 jours avant l'audition.

3.4 Décision

La recommandation du Comité de déontologie est soumise au Comité exécutif de la Corporation dans les 30 jours suivant l'audition de la plainte. Le Comité exécutif décide de la sanction disciplinaire s'il y a lieu. Elle est exécutoire au moment de l'adoption de la résolution.

3.5 Sanction

Selon la nature et la gravité de la faute, la sanction disciplinaire peut consister en une réprimande, une suspension ou l'expulsion des rangs de la Corporation.


CHAPITRE 4
DISPOSITIONS FINALES
4.1 Entrée en vigueur Le présent règlement entre en vigueur lors de sa ratification par l'assemblée générale le 16 avril 1999.

  René Drouin
Président
Pierre Pion
Secrétaire

 
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